Kapoa et Seiuli TIAOU - Famille Tiaou

MÉTIER

« Tout le monde sculpte chez nous », explique le père Kapoa originaire d’Ouvéa. Avec sa femme Béatrice, de son nom d’artiste Seiuli, ensemble ils ont fondé une famille de sculpteur, une technique et un art parfait qu’ils ont su transmettre. Vivant partiellement ou entièrement de leur travail du bois, les deux parents et leurs dix enfants vendent leurs créations au fur et à mesure qu’elles sont produites. Deux des fils, Melem et Onesina, donnent aussi des cours de sculpture dans leur atelier à Ducos

La « tribu artistique » expose depuis une trentaine d’année, elle est une grande figure de la sculpture locale. Ils réalisent toutes sortes d’œuvres des plus petites au plus monumentales.

PARCOURS

Venue de Corse, Seiulu est arrivée en Calédonie en 1988, ou elle rencontre Kapoa, qui deviendra son époux deux ans plus tard. « J’ai appris à sculpter avec lui et je voulais l’encourager dans cette voie ». Ils s’installent à Ouvéa, et font de la sculpture leur activité principale.

Voyageant beaucoup entre la Corse, la France et la Nouvelle–Calédonie et aujourd’hui Fidji ou les Etats-Unis, l’histoire de cette famille commence par un voyage « la recherche de soi-même » explique Kapoa. Une recherche dont témoigne d’ailleurs la diversité des parcours chez ses enfants. Les dix enfants ont appris les techniques de leurs parents. « Chez nous, le burin, le ciseau à bois sont à portée de main. Alors tu joues avec, c’était mes jouets » confie Melëm, le quatrième de la fratie. Chacun a ensuite perfectionné son savoir-faire et se l’est approprié. Reste que chaque pièce sculptée porte la “patte Tiaou”.

INSPIRATIONS ET CRÉATIONS

Les œuvres réalisées sont essentiellement en gaïac, un bois qui offre un élégant jeu des couleurs. Les membres de la famille travaillent aussi d’autres essences comme le santal, le houp, le niaouli et le pin colonnaire.

Les sculptures de la famille Tiaou varient en taille et en style, elles s’inspirent énormément de la faune et la flore calédonienne, du lagon ainsi que des sculptures traditionnelles kanakes. Aujourd’hui, certaines œuvres se font plus abstraites, une autre manière de concevoir l’art avec plus de liberté « J’aime sortir un peu de ma culture pour pouvoir m’évader », explique le patriarche.